La distance sociale d’un mètre largement insuffisante, selon une étude récente

Les scientifiques conseillent de « rester à huit mètres l’un de l’autre pour arrêter la propagation du coronavirus ».

Des scientifiques du MIT, Massachusetts Institute of Technology , ont produit des preuves qui suggèrent que les gouttelettes propulsées par la toux peuvent parcourir huit mètres dans des conditions chaudes et humides.
Ils ont affirmé que les gens devraient garder une distance sociale, et donc s’éloigner les uns des autres à huit mètres minimum, pour empêcher la propagation du coronavirus.

La recommandation actuelle en France est de rester à un mètre des autres pour réduire les risques de transmission du virus mortel, ce qui ne serait pas suffisant du tout selon cette étude.

Que révèle l’étude des chercheurs de l’IMT?

Une étude menée par les chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) a révélé que les gouttelettes propulsées par la toux et les éternuements peuvent voler jusqu’à huit mètres dans des conditions chaudes et humides.

Dans un article du Journal of the American Medical Association, les scientifiques ont remis en question les recommandations actuelles, en écrivant :

« Ces distances sont basées sur des estimations de l’aire de répartition qui n’ont pas tenu compte de la présence possible d’un nuage à haute vitesse portant le gouttelettes sur de longues distances.
Compte tenu du modèle dynamique turbulent des nuages soufflés, les recommandations de séparation d’un mètre à deux mètres peuvent sous-estimer la distance, l’échelle de temps et la persistance sur lesquelles le nuage et sa charge utile pathogène se déplacent, générant ainsi une plage d’exposition potentielle sous-estimée pour un travailleur de la santé.
»

Ils ont averti que les gouttelettes peuvent rester suspendues dans l’air pendant des heures et ont même été trouvées dans les systèmes de ventilation des hôpitaux.

Les chercheurs ont dit qu’il était « d’une importance vitale » que les professionnels de santé portent un équipement de protection personnelle approprié pour ces raisons.

Si l’on rapporte cette étude aux magasins d’alimentation, qui disposent eux aussi d’un système de ventilation, et au risque potentiel d’un « nuage chargé de virus », on ne peut que répéter l’importance de se protéger avec un masque pendant toute la durée des courses pour ne pas propager le virus (si vous toussez ou éternuez) et pour ne pas l’attraper non plus.

Les effets de la distance sociale et du confinement sur la propagation du virus

La transmission du virus ne donne aucun signe d’affaiblissement dans des conditions chaudes et humides, comme on pouvait le penser

Une étude distincte, menée par l’Université médicale de Nanjing en Chine, a constaté que le virus peut bien survivre dans l’environnement humide des piscines publiques.

Un homme infecté s’était rendu dans une piscine chauffée à Huai’an.
Huit personnes qui ont visité la piscine dans les jours qui ont suivi ont contracté le virus.

«Des précédentes études ont démontré que le taux de transmission d’un virus est considérablement affaibli dans un environnement à haute température et humidité», a écrit l’auteur Dr Qilong Wang.

Toutefois, à en juger par les résultats de cette étude, la transmission n’a montré aucun signe d’affaiblissement dans des conditions chaudes et humides.

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About Marion Martin

L'observatoire international des maladies infectieuses et tropicales, comprend des médecins spécialisés dans tous les domaines des maladies infectieuses, plus particulièrement les infections de l'immunodéprimé, du voyageur et du migrant et les infections émergentes ainsi que l'infection 2019-nCov et la tuberculose

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