Epidémie de coronavirus: le calme avant la tempête

Pourquoi tous ces cas en Italie et pas encore en France?

Des cas de virus en Italie et pas encore en France: pourquoi? L’Italie, pour l’instant, est le pays qui a pris les mesures les plus strictes en Europe pour tenter de contenir le virus. Depuis le 30 janvier, l’Italie a décidé de bloquer les vols à destination et en provenance de Chine. Seules la République tchèque et la Grèce ont adopté les mêmes mesures. Alors que Walter Ricciardi, membre du Conseil exécutif de l’OMS, a pointé du doigt la décision de l’Italie de ne pas mettre en quarantaine toutes les personnes en provenance de Chine.

Une mesure qui aurait été appliquée dans d’autres pays européens: la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni à la suite des recommandations de l’OMS. Ces pays n’ont pas bloqué les vols directs et ont mis en quarantaine les personnes à risque.

Mais ce n’est pas tout-à-fait exact. D’autres pays européens appliquent l’isolement à toutes les personnes provenant de la Chine seulement pour les cas suspects. Les individus sont laissés avec la responsabilité de l’auto-déclaration et de la prévention.

« Si on ne cherche pas (les personnes infectées), on ne trouve pas »

Pour rassurer sur l’augmentation des infections en Italie, le virologue italien Roberto Burioni a tenu a clarifier comment cette croissance soudaine de cas positifs au coronavirus est attribuable aux mesures mises en place par le gouvernement pour éviter une nouvelle expansion de l’épidémie: « Se qualcosa non si cerca, non si trova. Se qualcosa si cerca, si trova ». Traduit en français: «Si on ne cherche pas, on ne trouve pas. Si on cherche, on trouve. Retracer les contacts de ceux qui sont déjà positifs, en fait, se traduira inévitablement par trouver d’autres cas mais, en même temps, permettra de protéger un plus grand nombre de nos concitoyens (que nous-mêmes!) du risque de contagion », a expliqué Burioni sur son blog Medical Facts. En France, 300 tests seulement ont été effectués à ce jour pour rechercher le coronavirus et ses traces sur notre système immunitaire, en Italie plus de 3000.

« Nous savons à quel point le SRAS-CoV-2 est infectieux », a-t-il écrit. « Nous savons également à quel point le mode d’infection est sournois et efficace, ce qui se produit lorsque ceux qui ont déjà l’infection ne présentent pas de symptômes évidents » .

Comment se fait le dépistage ailleurs en Europe ?

En France :

Depuis le 18 janvier, la France n’a pas adopté de mesure pour arrêter les vols directs avec la Chine, mais des brochures d’information ont été distribuées dans tous les aéroports parisiens afin de fournir des conseils médicaux spécifiques à tous les passagers en provenance de la Chine.

Un service d’assistance médicale pour les vols en provenance de Chine, de Hong Kong, de Singapour et de Corée du Sud a également été mis en place depuis le 26 janvier, le personnel médical étant mobilisé quotidiennement pour fournir des conseils appropriés et distribuer des masques. Il n’y a pas de scanners thermiques dans les aéroports Français. Comme le rapporte France24, les passagers en provenance de Chine se disent surpris par les mesures « légères » prises dans le grand aéroport de la capitale Français. « Nous n’avons pas été contrôlés, je pourrais même avoir le virus« , a déclaré à l’AFP l’un des rapatriés à son retour en France à bord d’un vol en provenance de Shanghai le 26 janvier.

En Allemagne :

Même en Allemagne, il semble y avoir un sens des responsabilités qui prévaut. Le ministre de la Santé, Jens Spahn, a souligné, par rapport au gel des vols, comment les pilotes sur les vols directs de la Chine à l’Allemagne sont tenus de signaler les passagers présentant des symptômes suspects avant l’atterrissage. Il a aussi indiqué qu’il n’y a pas de contrôle de la température dans les aéroports allemands parce qu’il «serait inutile» vu que de nombreux patients sont asymptomatiques.

Au Royaume-Uni :

Le gouvernement britannique invite plutôt toute personne qui s’est récemment rendue en Chine, Thaïlande, Japon, Corée, Hong Kong, Taiwan, Singapore, Malaisie et Macao au cours des 14 derniers jours et a eu de la toux ou de la fièvre à rester chez elle et à appeler le numéro d’urgence, même si les symptômes sont légers. Les passagers venant des vols directs en provenance de l’une des zones touchées par l’épidémie ont été informés de la façon de signaler tout symptôme qui se développe pendant le vol, à l’arrivée ou après avoir quitté l’aéroport. Bref, même au Royaume-Uni, la confiance dans la responsabilité individuelle prévaut.

Comme l’a précisé le gouvernement britannique: « La plupart des personnes qui développent des symptômes les auront après avoir quitté l’aéroport et donc la priorité est de fournir aux résidents et aux voyageurs du Royaume-Uni des informations utiles pour savoir quoi faire en cas de symptômes ».

On comprend mieux pourquoi c’est une illusion de croire qu’il n’y plus de cas en France, en Allemagne et au Royaume-Uni.

Mesure extreme en Chine: cage de quarantaine

La meilleure façon de se protéger est de se procurer dès maintenant, avant rupture de stock, des masques de protection contre le virus mais aussi des lotions désinfectantes anti-virus, des sprays désinfectants spécial coronavirus mais aussi des gants en nitrile ultra résistant et des lunettes de protection contre le virus.

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About Marion Martin

L'observatoire international des maladies infectieuses et tropicales, comprend des médecins spécialisés dans tous les domaines des maladies infectieuses, plus particulièrement les infections de l'immunodéprimé, du voyageur et du migrant et les infections émergentes ainsi que l'infection 2019-nCov et la tuberculose

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